Dieu ?
Concernant le fait de croire ou de ne pas croire en ce qu’on appelle Dieu, je ne me retrouve dans aucune de ces deux positions.
Serais-je agnostique ?
Pas tout à fait, parce que pour être agnostique, il faut l’être par rapport à une définition cohérente que l’on a de Dieu.
Serais-je donc ignostique ?
Pas tout à fait non plus, car l’ignostique attend une définition de Dieu avant de se prononcer.
En réalité, je pense que beaucoup des définitions, des attributs que l’on se fait de Dieu ne sont que les projections de ses attentes envers « Lui ».
Définir Dieu, n’est-ce pas le limiter ? Comment peut-on parler de l’infini en utilisant des termes finis ? Comment peut-on parler de l’éternel, en utilisant un « Nom qui n’est pas éternel », si on prend littéralement Lao Tseu dans son Tao Te King ? Comment peut-on lui attribuer des faits qu’il n’aurait pas accomplis, comme la Création du monde ? Car il ne l’aurait sûrement pas accompli s’il n’existait pas, et peut-être pas dans le cas contraire.
Malgré toutes ses définitions est-ce qu’une entité Dieu existe quand même ? Si Dieu est bien plus que sa définition ? Ne serait-ce pas parler d’une entité matérielle qui serait Dieu ? Je laisse cette question en suspend.
Mais j’adopte quand même des croyances qui me conviennent le mieux, comme le font certains agnostiques, sans vraiment y adhérer (car, comme dans le bouddhisme, je pense on ne doit accorder une importance absolue à rien, même pas à son enseignement).
Ce que je crois, c’est en l’impermanence et à l’interdépendance en toutes choses. Tout est impermanent, car tout change et ne reste jamais le même. Tout est interdépendant, parce que ce sont les multiples interactions avec notre environnement et soi-même qui conditionnent soi et l’environnement, ce qui fait que même soi-même n’est pas éternel et immuable.
Quant à la Création, le fait que j’adopte la croyance de l’impermanence exclu l’existence d’une entité permanente et immuable, et le fait que j’adopte la croyance de l’interdépendance exclu l’existence d’une cause première indépendante de ce qu’elle produit (un Dieu qui crée ne serait pas éternel et immuable à cause de son acte de création, et un Dieu en tant que cause première serait sa propre cause, ce qui retourne à une logique du serpent qui se mord la queue).
Mais pour l’instant, cela ne constitue que ma position théologique actuelle, qui est sujette à évolution.

3 commentaires:
Très beau croique qui ressemble assez bien au mien,ce qui me fait penser à :
"a son lit de mort, l'homme songe plutôt à élever son âme que des lapins".A.L.Commerson.
...il faut rire un peu avant de mourir !
Merci beaucoup.
Evidemment qu'il faut vraiment, mais vraiment beaucoup rire, et même un peu chaque jour :P (10 min de rire par jour en forme toujours).
Oui, le croique de Yoke a de la classe...
J'aime aussi beaucoup la citation de grumpy...
Si l'on était toujours conscient que le temps nous est compté, on se concentrerait plus sur l'essentiel...
A l'heure de mourir, on pourrait alors avoir une pensée émue pour les lapins que nous avons élévés...
Enregistrer un commentaire